Maladetta

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RSA bis

samedi 11 mai 2019, par djeleas

pas de RSA = fou
et moi derrière de devoir prouver que je ne le suis pas.
ne pas avoir de RSA c´est immédiatement être considéré comme fou.
Que les droits au RSA aient été coupés pour avoir manqué un rendez-vous de contrôle de recherche d´emploi, ceci amène à en subir la loi, la perte de l´indépendance financière, de pouvoir manger, voir de pouvoir se loger.

Mais que l´on puisse soi-même refuser de faire les démarches pour reconstituer, après des mois de punition, ce droit au minimum du minimum vital, alors qu´on en a besoin, voilà qui suscite immédiatement l´accusation sans compromis de maladie mentale sérieuse chez la plupart des personnes entendant parler d´un tel fait.

Lorsque je commence un énoncé abordant le sujet, arrivé à un certain point la discussion se clôt ; on me coupe la parole, pour me traiter de fou. Une manière de me signifier que tout ce qui pourrait être dit à partir de là est classé folie, c´est-à-dire faux. Et ce n´est vraiment pas un hasard, puisque c´est ici, en milieu de phrase que les causes de ce refus allaient être explicitées. De manière la plus explicite, didactique, simple et détachée possible. C´est à cet endroit qu´allait justement commencer la liste des causes qui m´y ont poussé. Et c´est après ceci, évidemment qu´il y aurait eut suffisamment d´éléments posés entre moi et l´interlocuteurice pour aborder par une démonstration dans la phrase suivante, le commencement d´une nécessaire et irréfutable critique sociale. Irréfutable puisque l´exemple vivant est devant elleux, et que la progression de la logique aurait été visible et non contredite. Folie donc, pour couper la chique, comme arme pour couper la conversation nettement. Pas un hasard si le statut de raisonnable, entendable, ne puisse être autorisé à une personne qui pourtant aboutit à une telle décision par la raison, par la réalité. La notion de réalité doit-elle être aux mains extérieures qui auraient le droit d´en révoquer l´utilisation par une autre personne ? Bien évidemment que non. Or, classer un discours comme fou c´est faire cela. Réalité refusée donc, bien que pensée, démonstration réelle quand même. À partir de là il ne peut y avoir que conflit. Hors ce conflit je le nie également. Ça déstabilise l´interlocuteurice.
Réalité que l´obligation, en rien légitime, de possession d´argent pour pouvoir vivre ou survivre dans une telle société libérale.
Réalité que la bureaucratie qui en gère les attributions.
Réalité d´une politique derrière l´administration aveugle qui se permet de jouer sur des choses aussi nécessaires qu´un minimum vital à un citoyen du pays ou l´administration s´exerce.
Réalité que ce pouvoir qui se permet d´en ôter le droit sous des prétextes de manque de recherches d´emploi.
Réalité que ce prétexte n´est qu´une façade cachant que ce qui est puni de la sorte n´est pas un manque de recherche d´emplois, mais bel et bien un manque de soumission à un contrôle d´obéissance imposé par le pouvoir qui donne les règles à la bureaucratie.
Réalité que les conséquences qui découlent de telles décisions de fonctionnement, pour le citoyen équivaut à une mise à la rue, doublée d´une insulte, triplé d´un mensonge, quadruplé d´une indication de la voie de la prison, d´une hospitalisation forcée, d´une mise à mort silencieuse, ne laissant guerre d´autre choix que la pratique d´actes illégaux pour la survie élémentaire. Ainsi que de devoir se cacher dans la honte et l´indignité la plus absolue.
Réalité que tout ceci est complètement tabou.
Réalité que le RSA (ex RMI) est exactement le contraire que ce que son acronyme voudrait signifier. Revenu de solidarité active. Il oblige à ne pas avoir de revenu, puisque le moindre revenu autre que lui provoque sa suppression. Il oblige à l´égoïsme, à la non dépense, à la rapacité, plutôt qu´au partage à la base d´une solidarité. Il oblige à la passivité plutôt qu´à l´activité.
Réalité que le principe même d´un revenu empêche la solidarité. Que le mot active, cache l´obligation de trouver un emploi, c´est à dire d´une radiation de ce droit au minimum vital.
Réalité qu´il s´agit bien là de l´achat de la paix sociale qui est conçue de telle sorte qu´elle permet au derrière de cet étouffoir à contestation, cette vitrine légitimante, cette novlangue complète, la construction et le développement des outils omniprésents et le quadrillage complet de tous territoires sous le joug du libéralisme le plus complet. Celui qui interdit purement et simplement la vie si il n´y a pas participation active à son développement, ainsi que participation active aux flux monétaires et virtuels.
Réalité que le virtuel d´un tel fonctionnement, d´une telle dictature est appelé la seule réalité possible.
Réalité que ce quadrillage omniprésent et pourtant caché par la fausseté des désignations, bloque les transports, ajoute de la police, et développe sans fin les moyens de renforcer la dureté de ce quadrillage.
Réalité que je détiens là un bout de la vérité.
Réalité que je fais parti des zanthro [1] , le néologisme d´Albert Jacquard. Car la définition de ce terme, une population créée de toute pièce et grandissante qui n´a plus aucune place dans la société des humains, est un autre bout de la vérité.
Réalité que comme dit le Jacquard précédemment cité ainsi qu´Orwell, le travail est amené à disparaître, qu´il n´y en a déjà, et depuis longtemps, plus pour tout le monde. Réalité que le RSA contient ce mensonge également, l´obligation de travailler lorsque ceci n´est fondamentalement plus nécessaire.

Et si on me définit comme malade mental parce-que je souffre de galérer de manque de ressources matérielles, de quoi loger, de quoi manger, d´un accès aux transports, aux soins, aux autres, distinctement des mes aptitudes ou comportements intellectuels ou sociaux, dans ce cas, il faudrait que la personne qui m´appelle malade, en reconnaisse ces causes là. Or, cette personne ne le fera jamais. Elle ne le fera jamais car ce serait admettre que ces souffrances viennent en effet du dehors. Elle préférera, de manière bornée, me forcer à introniser et culpabiliser de mes propres fautes qui serait la totalité des causes de cette imaginaire maladie. Je reconnais bien sûr les souffrances quotidiennes, (mais qui n´en aurait pas en de telles situations ?), mais je n´en reconnais pas la faute. Du moins, tant que la partie adverse, qui est bien réelle, la société libérale n´admettra pas ses fautes. Si celle-ci le fait un jour, alors, pourquoi pas, je pourrais assumer un rôle de psychotique névrosé psychopathe dissocié, fou, peu importe, je le ferais de bon cœur. Mais face à la rigidité, je resterais rigide sur ce point. Je ne suis pas fou, même si je subis. C´est conscient que je subis, et c´est conscient que j´appelle à réagir au plus vite à toutes ces impostures et à faire cesser pour de bon tout germe de société libérale.

« naturellement quand on croit être en trop, on a que deux solutions ; le suicide, ou foutre le feu à tout. » (même note de bas de page)

Messages

  • Maladetta...mais bien dit. Je souscris au propos bien que n’étant concerné que de manière solidaire. Hors comme tu le dis ("or" c’est plus articulé dans ton propos mais au diable l’ortograf et la bonne syntaxe) Et bienheureux les fêlés car ils laissent passer la lumière...

  • Hors, en effet.. corrigé merci :) désolé pour les fautes. Merci pour la souscription et pour cette belle citation également.

  • Alors pour répondre à ce message sogrenu le rsa est une porte de survie mec j’en fais les frait sans cela c’est la rue même si je soutien que oui c’est du bidon à cause du non retour à l’emploi un cercle vicieux certe mais je me bas car je ne désire pas rester à ce point dépendant des gens ...cest aussi la faute si j’en suis arriver laq faut aussi le reconnaître du travail il y en a mais parfois pas à notre convenance ....moi c’est ma danger qui la rendu ici mais je ne baisse pas les bras et oui le rsa minimum soit t’il me permet d’avoir un toi sur la tête sachant que des millo8ns de gens n’en non pas en France ..alors oui un rdv c’est cap8tal moi je remercie pôle emploi qui me soutienne et se batte à mes coter et j’ai 47an et dieu c’est que c’est dur de reprendre une vie normal donc oui ce tremplin me permet de franchir les obstacles et de reprendre le sens de la vie donc au rdv j’y vais même si parfois sa ne sert à rien à telle point que c’est moi qui les demande et la dernière fois la conseillère ma dit si tout le monde était comme vous elle m’a même dit que je n’avais pas besoin de rdv eh oui car elle sait comme je me bas ...jamais elle n’a vu quelqun comme moi aussi déterminer malgré ma maladie j’espère donc que tu t’en sortira et reprendra le goût a la vie

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